Dans les fortifications, un cavalier est un ouvrage surélevé construit à l’intérieur d’une forteresse pour accroître la puissance de feu d’un bastion, d’un boulevard ou d’un front. Le cavalier permet d’installer de l’artillerie à un niveau plus élevé que celui des murailles, afin de tirer par‑dessus les défenses principales et d’atteindre des objectifs plus éloignés. Cette position dominante facilite la contre‑batterie contre les pièces de l’ennemi et le bombardement de ses travaux d’approche. On parle aussi de batterie haute.
Pour l’assaillant, les cavaliers de tranchée remplissent un rôle comparable, mais dans le sens inverse. Élevés à partir des parallèles de la tranchée d’approche et construits à l’aide de gabions remplis de terre, ils servent à établir des positions de tir plus hautes que celles de la défense. Ils abritent des fusiliers ou de petites pièces d’artillerie destinées à neutraliser la résistance des murailles adverses et à protéger la progression des troupes d’attaque. Un cavalier de tranchée peut être érigé en une journée de travail par une quarantaine d’hommes.
Dans la fortification du XIXe et du début du XXe siècle, le terme conserve son usage : les cavaliers peuvent alors recevoir des emplacements d’artillerie lourde à longue portée. Leur fonction reste la même : donner une allonge plus importante aux tirs, couvrir des secteurs faibles ou assurer des tirs d’enfilade sur les abords de la fortification.