Les premières cloches d’observation du modèle 1896 sont installées à partir de 1898 dans les batteries cuirassées de la première ligne de défense. Par la suite, elles équipent également les premiers Groupes Fortifiés situés sur les fronts ouest et sud. Elles sont destinées à la conduite du tir d’artillerie.
Chaque cloche, d’un poids de vingt tonnes, est coulée d’une seule pièce en acier au nickel. L’épaisseur de sa paroi et la profondeur de la structure sont plus importantes du côté exposé aux tirs ennemis. Le nombre de créneaux dépend de l’étendue du champ d’observation à couvrir. En général, les axes de deux créneaux voisins forment un angle de soixante degrés. Ces ouvertures peuvent être fermées par deux volets coulissants.
L’observation est assurée à l’aide d’une lunette à créneaux et de jumelles. Chaque ouverture dispose d’un support gradué équipé d’un dispositif de mesure d’angle pour la lunette. L’observateur prend place sur un siège tournant, réglable en hauteur. Le plancher de la cloche est muni d’une trappe à deux battants, et l’accès s’effectue par une échelle.