La position fortifiée de Metz dispose de nombreux moyens de transmission : un émetteur-récepteur TSF, des réseaux télégraphiques et téléphoniques, un système de transmission optique ainsi qu’un colombier militaire.
Dès 1901, les Festen en construction à l’ouest de la ville sont reliées aux réseaux télégraphiques existants par des câbles souterrains. Ces câbles sont enterrés à une profondeur moyenne de 1,25 mètre, et jusqu’à 3,75 mètres à proximité des ouvrages.
En 1907, la place est dotée de matériel de campagne comprenant 25 kilomètres de câbles et 45 téléphones légers destinés aux troupes d’avant-poste. L’année suivante, quelques lignes téléphoniques aériennes sont installées.
À partir de 1910, les travaux prennent une tout autre ampleur : des câbles téléphoniques multipaires sont posés dans le secteur nord-ouest, d’importants centraux sont construits, et le plan de mobilisation prévoit l’extension d’un grand nombre de liaisons.
En août 1914, les câbles urbains sont en place ; en octobre, l’ensemble du réseau souterrain est achevé dans les différents secteurs. Les aménagements se poursuivent pendant toute la guerre : seize centraux sont installés dans les Festen et les postes de commandement des six secteurs de défense. De nombreuses chambres de coupure à l’épreuve sont construites ou mises en place, le plus souvent aux carrefours, dans les bois ou près des ouvrages. Elles permettent aux troupes de campagne de se raccorder au réseau téléphonique souterrain de la forteresse.
La longueur totale des câbles téléphoniques souterrains atteint 337 kilomètres. Le centre de ce système est un central à 500 directions, installé dans une casemate bétonnée de l’ancienne enceinte (aujourd’hui dans le secteur du Parc du Luxembourg). Ce poste dessert environ 3 800 abonnés : 1 610 pour le réseau d’infanterie et 1 690 pour celui de l’artillerie.
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