Général du génie, concepteur du système défensif français moderne après 1870. Bien que Metz soit perdue avant la mise en œuvre complète de son système, ses travaux antérieurs dans l’Est et son réseau conceptuel influencent directement l’état du génie militaire avant la guerre franco-prussienne. Il supervise des études préalables et des projets de renforcement autour des places stratégiques de l’Est.
Sa doctrine et ses fortifications polygonales influencent la génération d’ingénieurs militaires encore en poste sous le Second Empire. Plusieurs projets engagés autour de Metz avant 1870 réutilisent ses principes.
Général français, gouverneur du Nord durant la guerre de 1870. Il n’intervient pas directement dans les travaux de Metz, mais ses rapports sur la faiblesse des places de l’Est contribuent à contextualiser la position stratégique de Metz dans les débats militaires de 1860–1870. Souvent cité dans les sources françaises sur la défense des frontières.
(Note : côté français, il y a peu de figures strictement attachées à la direction opérationnelle des fortifications de Metz dans la décennie précédant 1870. La majorité des projets concrets seront exécutés par les Allemands après 1871.)
Général prussien du génie, principal architecte du « Neues Deutsches Festungssystem », système de forts détachés qui servira de modèle pour Metz. Sous son autorité, les études et les premiers plans conduisent aux fortifications modernisées de la nouvelle ville-frontière allemande.
Général prussien, stratégiste majeur. Il ne dessine pas directement les ouvrages mais influence fortement la doctrine d’emploi des fortifications, notamment l’articulation entre défense active, places fortes avancées et mobilité stratégique. Metz figure explicitement dans ses analyses sur la défense de l’Empire.
Général allemand, impliqué dans la supervision des grandes places fortes de l’Empire. Metz, en tant que point d’appui stratégique majeur, est régulièrement sous revue par son état-major. Sa contribution se situe dans la validation et l’orientation politique et militaire des programmes.
Chef de l’état-major de l’armée impériale (1888–1891). Il encadre l’évolution doctrinale et budgétaire concernant la consolidation des fortifications de Metz durant une période de montée des tensions européennes.
Plusieurs ingénieurs militaires allemands, issus du corps du génie et subordonnés à la doctrine Biehler, participent au dessin et à la construction des forts de première et deuxième ceintures (Feste Kaiser Wilhelm II, Feste Lothringen, Feste Leipzig, etc.). Les sources les citent rarement individuellement, l’organisation du génie prussien favorisant l’anonymat au profit de la doctrine.
Ingénieur du génie prussien, impliqué dans l’organisation et la direction des travaux sur plusieurs places fortes. Metz figure dans son périmètre durant certaines phases d’exécution des travaux (années 1870–1880).
Intervient sur la planification logistique et ferroviaire, essentielle à la militarisation de Metz, notamment la connexion des forts à la gare impériale et aux voies de ravitaillement. Acteur indirect mais stratégique.
Spécialiste de l’artillerie lourde et des positions permanentes. Il influence la configuration interne des ouvrages (casemates, cuirassements, positions d’artillerie).
Chef de l’État et commandant nominal des armées. Prend personnellement la direction des opérations au début du conflit, ce qui perturbe la chaîne de commandement. Sa capture à Sedan entraîne la chute du Second Empire.
Commandant de l’Armée du Rhin. Responsable de la retraite et de l’encerclement de Metz. La capitulation du 27 octobre 1870 entraîne la perte d’une armée complète, événement stratégique majeur de la campagne.
Commandant de l’Armée de Châlons. Tente de manœuvrer pour dégager Metz. L’opération se solde par la bataille de Sedan, où il est grièvement blessé et son armée détruite.
Commandant de l’Armée de l’Est. Son offensive vers Belfort échoue, entraînant la retraite sur la Suisse (internement de l’armée), ce qui prive la France d’une force opérationnelle tardive.
Intervient à Sedan puis dans la défense de Paris. Figure significative dans l’organisation des opérations défensives tardives.
Président du Gouvernement de Défense nationale et gouverneur militaire de Paris. Dirige la défense de la capitale jusqu’à la capitulation.
Commandant du XIIIe corps puis acteur clé dans la défense de Paris. Dirige les dernières opérations avant l’armistice.
Architecte politique du conflit. Implique la France dans une crise diplomatique maîtrisée (dépêche d’Ems). Supervise la coordination politique et diplomatique pendant les opérations militaires.
Chef d’état-major général prussien. Responsable de la planification et de la conduite stratégique. Son système de mobilisation, de concentration par voies ferrées et d’opérations en missions parallèles constitue l’ossature de la victoire allemande.
Chef suprême des armées allemandes. Joue un rôle formel mais participe activement aux décisions majeures (Sedan, siège de Paris).
Commandant de la IIe armée. Acteur décisif à Metz, responsable du siège et de la réduction de l’Armée du Rhin.
Commandant de la IVe armée (armée de la Meuse). Intervient dans les batailles menant à Sedan et dans le siège de Paris.
Chef d’état-major de la IIIe armée. Rôle majeur dans l’encerclement de Paris.
Commandant de la Ier armée. Participe aux premières opérations en Alsace et en Lorraine (Spicheren).
Commandant de corps prussiens, engagé aux batailles de Rezonville et Mars-la-Tour contre l’Armée du Rhin.
Le commandement français souffre d’une absence de doctrine unifiée, d’une mobilité insuffisante et d’une chaîne hiérarchique instable.
Le camp allemand bénéficie d’un état-major centralisé, d’une planification ferroviaire rigoureuse et d’une coordination inter-armées supérieure.
Les décisions autour de Metz (Bazaine, Frédéric-Charles) et Sedan (Mac Mahon, Moltke) sont les pivots stratégiques du conflit.
Chef civil de l’administration allemande en Lorraine annexée (CdZ-Gebiet Lothringen). Responsable de la germanisation, de la suppression des institutions françaises, des expulsions et de la répression politique.
Dirige la mise en œuvre du régime nazi en Moselle après Bürckel. Supervise germanisation, conscription forcée et contrôle social.
Intervient dans la supervision militaire initiale avant l’établissement définitif du régime civil nazi. Influence limitée mais présente dans l’intégration stratégique de Metz.
Commandant de garnison sur une partie de la période. Responsable des installations militaires et du contrôle des unités stationnées autour de Metz.
Intervient tardivement dans la coordination des unités blindées opérant dans le secteur mosellan en 1944, en particulier durant la retraite et la défense des lignes autour de Metz.
Commandant de la 1re armée allemande durant la campagne de Lorraine de 1944. Supervise la défense générale du secteur contre la 3rd US Army.
Chef du 47e Panzerkorps, directement engagé dans la défense des forts de Metz contre les forces américaines à l’automne 1944.
Responsable local de réseaux de renseignements et de soutien aux évadés. Arrêté par la Gestapo, mort en déportation.
Figure religieuse et résistante engagée dans la protection de familles et la transmission de messages clandestins. Exécuté par les Allemands.
Implantations structurées à Metz. Collectent des informations sur les installations militaires allemandes (forts, dépôts, mouvements).
Délégué général du Comité français de libération nationale dans les territoires de l’Est. Influence administrative indirecte mais marquante pour la réorganisation post-libération.
Commandant de la 3rd US Army. Responsable de l’offensive de Lorraine et de l’encerclement progressif de Metz. Supervise la stratégie générale mais n’intervient pas dans l’assaut tactique des forts.
Commandant du XX Corps. Dirige directement les opérations contre Metz, notamment la réduction des positions fortifiées allemandes.
Commandant de la 12th US Infantry Division puis du XII Corps (secteur voisin). Participe indirectement aux opérations d’encerclement.
Responsable de l’US 5th Infantry Division, unité décisive dans la prise des forts (Driant, Jeanne-d’Arc, Saint-Quentin).
Intervient dans la planification du franchissement de la Moselle et dans les attaques coordonnées sur les cuvettes fortifiées.
Metz est un point stratégique majeur, reposant sur la réactivation des forts allemands de l’époque impériale.
La guerre dans la région se déroule en deux phases :
1940 : conquête rapide, sans bataille majeure autour de Metz.
1944 : bataille lourde pour réduire un système fortifié complexe.
Le commandement allemand repose principalement sur la 1re armée et le 47e Panzerkorps.
La résistance locale, bien que fragmentée, est active dans le renseignement et le soutien aux évadés
Pour Metz, les archives identifient plusieurs femmes ayant joué un rôle dans les conflits successifs (1870, 1914–1918, 1939–1944). Leur visibilité est moindre que celle des acteurs militaires, mais certaines ont marqué le renseignement, la résistance, l’assistance civile ou l’action humanitaire. Les éléments ci-dessous proviennent des fonds du SHD, des archives départementales de la Moselle et des travaux sur la résistance mosellane.
Les femmes messines apparaissent principalement dans les rôles suivants :
soins aux blessés dans les hôpitaux militaires (Hôtel de la Prévôté, hôpital militaire du Fort Moselle) ;
soutien logistique aux unités encerclées à Metz ;
participation discrète à la circulation d’informations durant le siège.
Aucune figure individuelle de grande notoriété n’est documentée dans les sources militaires pour Metz en 1870.
Metz est alors ville allemande. Les femmes messines participent essentiellement à :
l’organisation sanitaire ;
l’accueil et les soins des soldats allemands blessés ;
le travail industriel (munitions, ateliers ferroviaires).
Basée à Metz, engagée dans les hôpitaux de campagne de la garnison. Elle apparaît dans plusieurs registres de la DRK (Deutsches Rotes Kreuz).
Période où les sources sont les plus riches concernant les femmes.
Plusieurs femmes messines participent aux réseaux de renseignement, à l’aide aux évadés, au passage de frontières ou à la protection d’enfants.
Membre d’un réseau d’aide aux prisonniers évadés. Arrestation par la Gestapo en 1943. Déportée. Son nom figure dans les listes des résistants mosellans reconnus.
Engagée dans la résistance messine pour la diffusion de tracts et la collecte d’informations sur les mouvements allemands autour des forts. Arrêtée en 1944, déportée à Ravensbrück. Survivante.
Active dans des filières d’évasion vers la zone non annexée. Travaille au camouflage de documents pour les évadés militaires français de 1940. Mentionnée dans les archives locales comme agente de liaison informelle.
Participe à la résistance dans le sud de la Moselle, en liaison avec des réseaux présents à Metz. Rôle dans le renseignement sur les dépôts allemands.
Plusieurs religieuses messines contribuent à la protection de familles menacées ou d’adolescents visés par l’incorporation forcée. Les noms individuels sont souvent absents des archives centralisées.
Les femmes messines sont majeures dans :
l’assistance aux expulsés lorrains ;
la dissimulation d’enfants de réfractaires ;
la fabrication et le transport clandestin de nourriture ou de courrier pour les prisonniers.