À l’époque de la construction des forts, l’artillerie était principalement à tir tendu, ce qui imposait de dominer le terrain à battre. Les canons étaient donc installés à ciel ouvert, sur des crêtes d’artillerie situées au-dessus du fort. À l’avant, un parapet de terre les protégeait des tirs directs ennemis.
De part et d’autre, deux levées de terre, appelées traverses, limitaient les effets des éclats d’obus et des tirs en enfilade. À l’arrière, la plate-forme de tir était à l’abri des feux de revers — dits tirs à dos — grâce au massif de terre recouvrant les casernements, appelé parados.
Sous les traverses se trouvaient des abris voûtés, longs et reliés aux plates-formes de tir par de petites galeries latérales. Ces locaux servaient à stocker les munitions et à protéger les canonniers lors des bombardements ennemis.