La ventilation des batteries cuirassées est assurée par un ventilateur électrique installé sur une conduite d’amenée d’air de 80 centimètres de diamètre, placée dans le caniveau du radier sous le couloir de combat. Cette conduite principale se divise pour distribuer l’air frais vers les tourelles et les différents locaux de la batterie. L’air est aspiré à l’extérieur, à proximité de la batterie, au moyen d’une conduite protégée.
L’air vicié produit par les tirs est évacué des tourelles par les ouvertures d’observation, mais surtout par l’espace formé entre la toiture soulevée et l’avant‑cuirasse. Chaque tourelle possède en outre des ventilateurs manuels utilisés seulement si le système électrique tombe en panne.
Le mécanisme d’entraînement de ces ventilateurs de secours est installé contre le mur arrière du couloir de combat, en face des escaliers de la tourelle, et peut être actionné par deux à quatre hommes. Le ventilateur aspire l’air par une ouverture aménagée dans le mur arrière de la batterie et le refoule dans la conduite principale d’aération, pourvue de clapets permettant de ventiler séparément chaque tourelle et ses locaux à partir du ventilateur le plus proche.