Le bastion est un élément caractéristique de la fortification bastionnée, généralement de forme pentagonale et intégré à l’enceinte principale d’une place forte ou des remparts d’une ville. Il se compose de deux faces et de deux flancs saillants, ces derniers reliant le bastion à la courtine.
Remparé et doté d’un parapet percé d’embrasures, il accueille l’artillerie : celle des flancs assure le tir de couverture dans les fossés, tandis que celle des faces est orientée vers la campagne.
Véritable remplacement de la tour médiévale, le bastion offre des feux de flanquement plus efficaces, assurant la défense des angles et des courtines. Il repose sur un talus de terre soutenu par le mur du fossé (l’escarpe) et forme une plate-forme appelée *banquette* où se trouvent les pièces d’artillerie principales.
L’émergence de ce type d’ouvrage, au XVe siècle, résulte de l’évolution de l’artillerie qui rend obsolètes les enceintes médiévales. Des structures de transition, telles que les boulevards et tours d’artillerie, marquent cette adaptation progressive vers la fortification bastionnée.